Quels sont les secteurs qui recrutent le plus en intérim ?

Avec près de 2 750 000 intérimaires en France en 2019, le marché de l’intérim représente plus de 700 000 emplois ETP (équivalents temps plein). Ce marché français génère un chiffre d’affaires de 31,4 milliards d’euros en 2017, soit 10 % du chiffre d’affaires de l’ensemble des services aux entreprises (source : INSEE, étude “L’intérim, un secteur très spécialisé où le poids des multinationales étrangères est élevé, octobre 2019).

Les entreprises ont de plus en plus besoin de flexibilité dans la gestion de leurs ressources pour répondre rapidement aux crises comme aux variations d’activité. Qui recrute en intérim en France ? Nous détaillons les secteurs d’activités et leurs besoins en travail temporaire.

François Hux

Directeur Commercial

Les chiffres clés des secteurs utilisant l’intérim

87% des recrutements se font via des contrats flexibles (source : ANDRH – association nationale des DRH, 17 novembre 2020). Le travail temporaire est lié aux fluctuations de l’activité des entreprises, et les cas de recours à l’intérim sont précis : remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire de l’activité, emploi saisonnier, mission d’insertion professionnelle.

Sur les 20 dernières années, la crise financière de 2008 et la crise sanitaire de 2020 ont fortement impacté les chiffres de l’intérim. En 2020, la pandémie de Covid-19 a fait chuter l’intérim de 185 000 ETP, revenant au niveau atteint en 2015.

L’intérim concerne près de 3 millions de personnes qui signent plus de 21 millions de contrats. Le secteur est majoritairement composé d’hommes (66 %) plutôt jeunes (35 % des intérimaires ont moins de 25 ans et seulement 6 % ont plus de 55 ans). La durée moyenne d’une mission est de 1,7 semaine et les intérimaires travaillent en moyenne 7 mois dans l’année. 

Si tous les secteurs d’activité ont besoin de flexibilité, avec des contrats courts, tous ne fonctionnent pas de la même manière : par exemple, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration privilégie le recours aux CDD de moins d’un mois lorsque l’industrie et la construction préfèrent les missions d’intérim.

Le secteur industriel représente 39 % de l’emploi en intérim, suivi par la construction et le transport / logistique. Ces 3 secteurs représentent approximativement 80 % du marché de l’intérim.  

Pourquoi ces secteurs ont recours aux missions d’intérim ?

Des recours différents par secteur d’activité

Le recours à l’intérim se justifie en premier lieu lors de variations de l’activité. Dans l’industrie, cela peut être une commande importante à honorer dans des délais courts ou le lancement d’un nouveau produit. L’entreprise doit alors être en mesure de trouver des profils immédiatement opérationnels. Seul l’intérim apporte une expertise efficace aussi rapidement. 

Dans d’autres secteurs, un effet de saisonnalité est marqué : citons par exemple, la période des soldes pour la logistique e-commerce, les vendanges ou les périodes de récolte dans le secteur agricole ou encore les vacances scolaires ou périodes d’afflux touristiques.

Par ailleurs, certains secteurs souffrent d’absentéisme structurel ce qui engendre un fort recours pour le motif d’un remplacement d’un absent.

Dans le secteur industriel, les ressources humaines font appel à une multitude de talents très diversifiés, du cadre à l’ouvrier. Le secteur souffre d’une méconnaissance et d’une image peu attractive auprès des jeunes. Les progrès technologiques engendrent une complexité des machines et des processus et, par conséquent, une pénurie de profils qualifiés. De plus, les régions de France sont inéquitablement pourvues en talents disponibles sur des profils industriels très qualifiés.

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Les cas spécifiques 

La pandémie de Covid-19 a créé une situation inédite. En ce début d’année 2021, la reprise d’activité est forte dans l’intérim même si on constate une diminution des durées des missions (10 – 12 jours depuis le premier confinement de mars 2020 contre 15 -18 jours auparavant). Certains secteurs d’activité sont encore entravés par les mesures sanitaires dans l’hôtellerie et la restauration, le tourisme, les activités aéroportuaires, etc.

Terminons par un focus sur le CDI intérimaire (CDII). Depuis sa généralisation fin 2018, le CDI intérimaire connaît une croissance relative. Près de 50 000 CDI intérimaires étaient signés fin 2019. L’Observatoire de l’intérim et du recrutement a rendu une première étude nationale sur le CDII en 2018. On constate que l’industrie est sur-représentée avec 52 % de CDI intérimaires (contre 41 % de l’ensemble des intérimaires), suivie du BTP avec 14 % de CDII (contre 19 % d’intérimaires). Le transport est sous-représenté avec 5 % de CDII (pour une population totale d’intérimaires de 13 %). Ceci s’explique, peut-être, par un besoin en main d’œuvre très qualifiée dans l’industrie et la construction, plus que certains postes dans le transport ou la logistique (manutentionnaire, préparateur de commande).

 

 

L’œil de PIXID

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